Le patrimoine

Le Gallodrome

Peut être pour ne pas perdre le contact avec le monde de la nature dans un milieu de plus en plus industrialisé, les neuvillois créent au 19ème siècle de nombreuses sociétés de jeux dont les héros sont des animaux.
Les combats de coqs ne datent pas d'aujourd'hui. Il y a plus de deux millénaires, les Athéniens voyaient dans ces luttes un exemple de bravoure pour la jeunesse et y assistaient religieusement chaque année.
En France, on en retrouve les traces au 12ème siècle, l'apogée se situe au siècle dernier.

Neuville-en-Ferrain s'enorgueillit, comme bon nombre de localités de la flandre française de posséder un gallodrome, lieu réservé aux combats de coqs.

Le " coqueleux " est l'adepte de ce jeu.
En 1933, le gallodrome est ouvert rue Emile Zola à Neuville-en-Ferrain, au Risquons-Tout, près de la frontière, car nos voisins belges sont parmi les plus fervents supporters de ce jeu dont les combats se déroulaient souvent le dimanche.
Le gallodrome est un parc ovale de 3m sur 2, surélevé et entouré de barrières. Deux lampes rouge et blanche serviront à ponctuer les différentes phases qui ne doivent pas dépasser les 6 minutes. Les règles sont contrôlées par des arbitres qui vérifient le poids des adversaires à l'aide d'une balance. Les coqs sont classés en 4 catégories, comme à la manière des boxeurs : les poids plumes, les poids moyens, les mi-lourds, et enfin les lourds.

Des paris s'engagent pour tel ou tel coq. Un bon coqueleux est capable de juger très rapidement quel est celui des deux coqs qui est en mesure d'emporter le combat. Il le voit au plumage et au degré d'agressivité des bêtes.

Les propriétaires des deux coqs présentent les candidats au public. Les pattes de ces derniers sont munies d'ergots en acier.
Le combat est lancé, le vainqueur, malgré sont épuisement et ses blessures, chante parfois sa victoire.

Le gallodrome appartient à Michel Delannoy, il a cessé son activité en juin 2001, mais est occasionnellement utilisé comme scène de théâtre.

La bourle

En Flandre, la bourle connaît son heure de gloire dans les années 1900. Neuville-en-Ferrain compte alors 9 bourloires dont celle du "cercle Saint Joseph". A cette époque, il existe deux sortes de sociétés de bourleux: d'une part les cercles patronnés par l'église comme le cercle Saint Joseph, où les hommes se retrouvent à la sortie de la messe, d'autre part, les cafés-bourloires, lieux qui accueillent les anticléricaux et les gens dits de " gauche ". Ces deux milieux ne se rencontrent jamais.

Aujourd'hui, en 2002, Neuville-en-Ferrain ne possède plus qu'une seule bourloire, celle du cercle Saint Joseph.

Au moyen âge, cette activité, pratiquée dans les canivaux avec des rondins de bois s'avérait dangereuse. Par la suite, elle a pris la forme d'une roue en bois de noyer d'un diamètre de 20 cm environ, la bourle fabriquée artisanalement pèse entre 1,5 et 2 kilos.
Le jeu se pratiquait en salle ou en plein air sur un terrain appelé " la bourloire ". La piste mesure 27 mètres de longueur sur 3 mètres de largeur composée d'argile et de terre battue et de bouses de vaches.
Les origines du cercle Saint Joseph remontent au milieu du 19ème  siècle, il date de 1860, bâtisse située Place Salengro et appartenant au Diocèse de Lille.

La bourle est un jeu d'adresse et de stratégie surtout réservé aux hommes et qui séduit toujours autant les Neuvillois, jeunes et moins jeunes.

Chaque société de bourle fonctionne d'une manière quasiment aristocratique. La bourle, c'est aussi un art de vivre, une manière de se retrouver entre amis, de parler, de rire, de boire ensemble.
Les traditions entre bourleux ne se perdent pas. Les principales sont celles du sabot et du pierrot. Le Sabot est une sorte de tirelire dans laquelle chaque joueur met sa contribution à chaque bonne occasion, par exemple lorsqu'il gagne la partie ou lorsqu'il fait sortir la bourle de la piste. Une fois plein, le sabot permet aux bourleurs de se retrouver autour du fameux pierrot traditionnel.

La bourloire est encore en activité et dépend de l'association du cercle Saint Joseph. Son président est Paul Dessauvages.




Hôtel de ville, 1 place Général de Gaulle

59960 Neuville en Ferrain

Téléphone : 03 20 11 67 00 - Fax : 03 20 11 67 22

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