Les mairies à Neuville en Ferrain

 

La Maison Mayorale

Autrefois, lorsque la France se trouvait sous un régime monarchique, il n’existait pas de mairie à Neuville-en-Ferrain. Certes, un petit groupe de paysans aisés, dénommés les échevins, s’occupait des affaires villageoises, mais c’était au seigneur que revenait le pouvoir.

Au XVIIIè siècle, ce grand propriétaire foncier ne détient plus que quelques prérogatives héritées du Moyen-Age. De plus, on constate que le dernier seigneur connu n’est pas souvent présent à Neuville-en-Ferrain : il est représenté directement par un villageois influant, appelé le « lieutenant ». Les échevins avaient pour coutume de se réunir à la maison mayorale.


Jusqu'à la Révolution française, les échevins (les ancêtres des Conseillers Municipaux) se réunissent dans une maison mayorale. C’est le seigneur de Neuville qui, par l’intermédiaire d’un lieutenant, exerce le pouvoir.

Aucune source ne nous indique sa localisation. On peut cependant supposer que la première mairie de Neuville s’installa au même endroit, c’est-à-dire sur la place du village, dont la physionomie est aujourd’hui, comme nous allons le voir, totalement modifiée.

La maison mayorale ne représente pas, pour un contemporain, la réalité qu’elle recouvre aujourd’hui à nos yeux. En effet, en 1788, les avis destinés à la population étaient apposés sur le portail de l’Eglise et c’est le curé, du haut de sa chaire, qui annonçait les grands événements à la population.

Maison Commune


Les Neuvillois élisent leur premier Maire et Conseil Général (Municipal) le 1er février 1790. Ils siègent à la Maison Commune. Ce terme apparu avec la Révolution, et soulignant l’aspect démocratique du système, disparaîtra rapidement. La période révolutionnaire modifie totalement le paysage administratif de la France : les départements, les districts, les cantons et les communes sont institués.

Le 1er février 1790, six mois après la prise de la Bastille, les Neuvillois, réunis à la maison mayorale, élisent leur premier maire et Conseil général (l’équivalent du Conseil municipal).

Une carte postale du début du siècle, prise sur la place du village, nous montre cette Maison Commune (où se trouve aujourd’hui le Salon de coiffure, place Salengro). Si à cette époque la Maison Commune peut être considérée comme la mairie, il n’en a pas été toujours ainsi tout au long du XIXè siècle et au début du XXè siècle.

Si à cette époque la Maison Commune peut être considérée comme la mairie, il n’en a pas été toujours ainsi tout au long du XIXè siècle et au début du XXè siècle.

1809-1920 : A la recherche d’une Mairie

 
Fin XIXè siècle : l’école communale,, rue de Tourcoing, dont le directeur, Monsieur Chochoy, est également Secrétaire Général de Mairie, accueille les édiles communaux.

Au début du XIXè siècle, Neuville n’est encore qu’un village dont la population n’excède pas le millier d’habitants. En 1809, les autorités locales répondent à un questionnaire sur leur mairie où ils précisent qu’ils ne possèdent pas de local approprié mais simplement une pièce dans laquelle sont stockés les documents administratifs.

Dans les délibérations municipales de l’époque, il est noté que « l’assemblée est réunie au lieu habituel de ses séances ». D’autres documents mentionnent des réunions du Conseil Municipal en divers lieux de la commune.

En 1870-1871, le Conseil Municipal siège dans une salle louée par Mme Phalempin. S’agit-il de la ferme du Vert-Bois au Berquier ? Aucun élément ne nous permet de l’affirmer.

Dans les années 1870, l’école communale, dont le directeur, Monsieur Chochoy, est également Secrétaire Général de Mairie, accueille les édiles communaux.
Vers la fin du XIXè siècle, le bâtiment de la Maison Commune devient le siège de l’Harmonie Municipale et se transforme en café : « le café de l’Harmonie ».

A la veille de la première Guerre Mondiale, le Conseil Municipal se réunit dans une salle à l’étage de ce café où plusieurs bureaux ont été aménagés. Un inventaire des lieux nous révèle avec précision le mobilier qui se trouvait dans la salle : un buffet, une table ronde, six chaises et un feu.

Au 16, Contour de l’Eglise

Après la guerre, un différend, portant sur la location de la salle, oppose le propriétaire du café de l’Harmonie, Albert Nuyttens, à la Municipalité.

Le 18 janvier 1920, le Maire et ses Conseillers décident de s’installer au 16, Contour de l’Eglise. Il s’agit d’une demeure bourgeoise, appartenant au bureau de bienfaisance. La location annuelle est fixée à 300 francs.

Le 18 janvier 1920, la Mairie s’installe au 16 Contour de l’Eglise. Il s’agit d’une demeure bourgeoise appartenant au bureau de bienfaisance. Le Conseil y siégera pendant près de 50 ans, jusqu’au moment où Neuville opère sa transformation démographique. Avec la construction d’une nouvelle Mairie, cette maison deviendra le centre Loridan, jusqu'à sa démolition en 1995.

C’est à cet endroit que la Municipalité va siéger pendant près de cinquante ans.

Les guichets se trouvent au rez-de-chaussée. On accède au premier étage par un escalier en colimaçon qui, notent les élus, est plutôt étroit et dangereux. A l’étage, les deux fenêtres de droite correspondent à la salle du Conseil Municipal.

La Mairie s’équipe peu à peu : le téléphone est installé en 1922.

En 1940, Neuville-en-Ferrain est occupé par les Allemands. Une Kommandantur s’installe dans la Commune : elle occupe les locaux du Café de la Demi-Lune, Place Salengro, devenu par la suite le commissariat de Neuville. La Kommandantur ne se substitue pas à la Mairie, au contraire, elle s’appuie sur elle en rendant responsables les autorités locales des agissements de la population. En octobre, novembre, le Maire, Rodolphe Kesteloot, est emprisonné.

En 1958, la Mairie fait la une de la presse locale : les Neuvillois découvrent un hôtel de Ville repeint, avec une nouvelle porte qui remplace la vieille porte rouge délavée, dont beaucoup de nos concitoyens se souviennent.

Années 60 : La nécessité de se doter d’un centre ville


La place Salengro début 1900

Les années 60 marquent le début d’une profonde mutation démographique : la population Neuvilloise double en très peu de temps. La place, dénommée au XIXè siècle place de la Mairie, puis au XXè siècle, place Roger Salengro, est considérée comme le centre ville. En fait, plus qu’une place, il s’agit d’une chaussée élargie. C’est là que se déroulent les fêtes communales, c’est également là qu’un kiosque avait été aménagé en 1899.

Pour les élus, il est temps de moderniser cette place, de se doter d’un véritable centre ville. A l’angle de la place, donnant sur le parvis de l’Eglise, se trouvent plusieurs maisons : ce sont elles que les autorités locales envisagent de détruire au début de l’année 1964. La place laissée vacante, et les travaux d’élargissement de la rue du Coq Chantant, dégagent un espace considérable.

La nouvelle Mairie - Une décision du 4 mars 1966

Le 4 mars 1966, sous le mandat de Fernand Lecroart, le Conseil Municipal, considérant qu’il est indispensable de disposer d’équipements modernes et fonctionnels, décide la construction d’une nouvelle Mairie.

C’est pratiquement sur le lieu de l’ancienne Mairie que l’on projette le nouveau bâtiment. L’ancienne Mairie devient le centre Loridan, qui subsistera jusqu’en 1995, date de sa démolition. Les autres maisons du Contour de l’Eglise, pour la plupart fortement dégradées, sont rasées.

Les plans de la nouvelle Mairie sont confiés à l’architecte Fauchille. Un vaste bâtiment d’un étage, aux lignes résolument modernes, est construit en deux ans.

Le 16 mars 1968, la nouvelle Mairie est officiellement inaugurée. Un parking macadamisé offre l’espace nécessaire aux marchés et aux fêtes foraines : la place de Neuville est née. Elle sera baptisée "place du Général de Gaulle".

 

Hôtel de ville, 1 place Général de Gaulle

59960 Neuville en Ferrain

Téléphone : 03 20 11 67 00 - Fax : 03 20 11 67 22

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