Les aventures d’Homo Sapiens écologicus

8h30 : le réveil.

J’ouvre les yeux. Il me semble qu’il est déjà tard. Le réveil n’a pas sonné... Quel jour sommes-nous? Ah oui, c’est samedi et je ne travaille pas. Les souvenirs commencent à revenir. Hier soir, nous avons reçu des amis. Au cours de la soirée, nous avons parlé de la semaine du Développement durable, dont les médias se sont faits l’écho ces derniers jours. Chacun y allait de son commentaire. Moi aussi d’ailleurs, jusqu’à ce que ma femme se moque gentiment de moi : entre les discours et les actes, il y a une belle distance, n’est-ce-pas ? J’ai été piqué sur le vif, surtout lorsqu’elle a ajouté que j’avais sans doute besoin de lumière même quand je quittais la pièce, puisqu’il paraît que je laisse systématiquement les lampes allumées derrière moi...
Et si je profitais de cette journée pour agir un peu pour l’environnement ? Un peu, beaucoup, passionnément ? On verra ça. L’important, c’est d’essayer. En attendant, je me lève du bon pied... du pied vert.
Dehors, un oiseau siffle et son chant s’apparente curieusement à la sonnerie de mon réveil... qui n’a pas sonné... et dont je vais devoir changer les piles. Humm... ça commence dès maintenant, les travaux pratiques de ma journée écolo !
Je prends le temps d’ouvrir mes volets et j’aère la chambre. Premier geste concret : je baisse le thermostat du radiateur. Pas question de réchauffer l’air extérieur dans lequel tournoie encore mon oiseau-réveil. Laisser la fenêtre ouverte une dizaine de minutes suffit généralement pour renouveler l’air. J’utilise ce laps de temps pour passer dans la salle de bain.

8h40 : les ablutions matinales.

Splash… Pause toilettes : en tirant la chasse, je me demande s’il est bien raisonnable de consommer autant d’eau potable pour un tel usage… j’entre dans la salle de bain. Alors, bain ou douche ? 200 litres ou 60 litres d’eau pour me laver ? Ce matin, ce sera une douche rapide, plus économe en eau. Il paraît que la douche glacée, le matin, stimule l’organisme… Il paraît, car je n’ai pas essayé : je préfère les douches chaudes… Surtout au sortir du lit. Problème : chauffer l’eau consomme de l’énergie.
Heureusement, il y a quelques semaines, j’ai installé un programmateur sur mon ballon d’eau chaude : ainsi, ma douche est toujours chaude le matin, mais mon chauffe-eau ne fonctionne que quelques heures durant la nuit. Qui plus est, sur les conseils de mon voisin, j’ai réduit la température du ballon, en tournant le bouton de réglage qui se trouve à sa base : il était inutile, voire dangereux (risques de brûlure), de disposer d’une eau chauffée à 85° C. C’est plus écologique et plus économique !
Sous la douche, saisissant mon flacon de gel, je m’interroge (après avoir refermé le robinet !) : pourquoi sommes-nous presque tous passés, en quelques années, du bon vieux savon au fameux gel douche ? Un gel douche, c’est au bout du compte beaucoup de déchets d’emballage, des produits dont l’impact sur la santé est mal connu et une vitesse d’utilisation plus ou moins maîtrisée (c’est liquide et c’est tributaire du diamètre de l’embouchure…). Oui, mais mon gel douche est parfumé, et çà, c’est un plus ! Sauf qu’il existe des savons parfumés avec des produits naturels (amande douce, lavande…). Bref, c’est décidé : la semaine prochaine, je passe au savon !

9h00 : le petit déjeuner.

Aujourd’hui, penser à la planète me donne de l’appétit ! Comme tous les week-ends, d’abord un jus d’orange, puis un bon café accompagné de céréales, d’une tartine beurrée et d’un fruit de saison.
Dans la cuisine, un morceau de pain rassis fait triste figure. Je m’apprête à le jeter lorsqu’une délicieuse recette de ma grand-mère me revient à la mémoire. Une recette qui permet d’éviter de jeter le pain. Une recette écologique, donc, puisqu’elle évite de produire des déchets. Une recette qui s’appelle justement… le pain perdu ! Du coup, je mets de côté le vieux pain pour le dessert de ce soir.
Après avoir attrapé le pain frais dans la huche et sorti le beurrier, je me délecte d’une tartine beurrée.
Puis, deux oranges pressées à déguster sans se presser. De la vitamine C et une saveur bien meilleure que celle du jus tout préparé. Pour le coup, pas d’emballage à part les écorces et les pépins, qui finiront sur le tas de compost, dans le jardin. Tout cela se dégradera d’autant plus rapidement que les oranges sont issues de l’agriculture biologique : leur peau n’a donc pas reçu de produits phytosanitaires.
Pour le café, j’utilise une nouvelle cafetière, reçue pour mon anniversaire. Elle fait du très bon café, mais pour chaque tasse je dois consommer une capsule métallique. A la longue, çà doit faire pas mal de déchets et de ressources gaspillées…
Les céréales, c’est souvent beaucoup d’emballages. D’ailleurs, pourquoi les emballages en carton ne sont-ils jamais remplis ? Les industriels parlent de « vide technique » pour justifier les paquets trop grands par rapport à leur contenu. « Vide technique » qui leur évite d’avoir à changer d’emballage lors de promotion du genre « 15 % de produit en plus ». Mais cela répond aussi à la guerre acharnée que se livrent les différentes marques pour être plus visibles dans les rayons des magasins. Plus le paquet est volumineux, mieux le client le voit !
Bonne résolution : lors de mes prochaines courses, j’achèterai des céréales conditionnées dans de simples sachets sous vide, voire des céréales en vrac. De plus, en choisissant des céréales issues de l’agriculture biologique, je ferai d’une pierre deux coups : moins de déchets d’emballage et moins de polluants dans les champs…
A peine la dernière bouchée dans le bec, je m’attelle à une nouvelle tâche : fabriquer moi-même mes yaourts. J’ai longtemps hésité avant de me lancer dans cette affaire. J’avais peur que cela ne me prenne beaucoup de temps, mais en voyant fait M. Michu, mon voisin, il y a quelques semaines, j’ai décidé d’acheter une yaourtière. Non mais ! Je ne suis pas plus bête que… qu’un autre. 
Je m’y colle donc, avec un œil sur la pendule. L’opération ne me prendra que quelques minutes… et j’aurai bientôt la fierté de faire goûter à mes proches un produit fait maison.
Après avoir débarrassé la table et rempli le lave-vaisselle, je remonte à la salle de bains pour me brosser les dents. Je vais ensuite fermer la fenêtre de la chambre, à présent bien aérée. J’en profite pour redescendre le panier à linge, plein… Direction la buanderie.

9h20 :

Samedi, c’est le jour des lessives. Vu le tas accumulé dans le bac à linge, il ne faut pas perdre de temps… Le lavage du linge représente une source de pollution de l’eau bien connue. Je me souviens encore des premiers messages publicitaires en faveur dune lessive « sans phosphates », il y a près de vingt ans. Depuis janvier 2007, les phosphates sont interdits dans toutes les lessives. Mais celles-ci restent une source de pollution domestique majeure. Que faire pour limiter les effets environnementaux néfastes du lavage du linge ? Et que vont dire mes collègues de bureau si je cesse de laver mes vêtements ?
Pourtant, une famille de 4 personnes effectue en moyenne 5 lessives par semaine, soit environ 250 lessives par an. Pour chacune d’elles, sont consommées de l’eau, de l’énergie, de la poudre… Ce n’est pas le négligeable au plan environnemental. Alors comment laver plus vert ?

9h30 :

Après avoir lancé la lessive, je m’attelle au ménage ! D’habitude, ma femme le fait avec moi, mais ce matin, elle accompagne les enfants à la piscine. Comme nous faisons le ménage toutes les semaines, la saleté n’a pas eu le temps de s’incruster : ça ne devrait pas durer trop longtemps - enfin j’espère ! Commençons par les vitres. Un “truc de grand-mère” très efficace : le papier journal et l’eau ! Eh oui, frotter les vitres avec du papier journal humide permet de les nettoyer de manière optimale. En un tour de main, c’est fait ! A présent, la poussière sur les meubles. Cette fois, un “truc moderne”, le chiffon microfibre. Très bon marché, il est d’une efficacité redoutable pour dépoussiérer les meubles, spécialement lorsqu’ils sont vernis ou laqués. Balai ou aspirateur ? En saisissant l’aspirateur, je pense à sa consommation d’énergie : 1 700 W, quand même ! Un bon point, nous ne le passons qu’une fois par semaine. Les autres jours le balai suffit pour les petites miettes et poussières. Je commence à aspirer la poussière dans la cuisine et la salle à manger. Cet appareil fonctionne sans sac ; Tiens ! C’est intéressant au plan écologique : pas de sac, donc des déchets en moins, juste le filtre à rincer de temps à autre. C’est simple et rapide. Ecologie rime une fois de plus avec économie, car je n’ai pas de sac à acheter régulièrement. Passons au nettoyage du sol ; quel détergent choisir ? Sur l’étagère à détergents, une bonne dizaine de flacons... Qu’est-ce qu’on peut bien faire avec tout ça ? J’opte pour un nettoyant multi-usages éco labellisé. Je saisis la serpillière, le balai-brosse, je verse quelques millilitres de nettoyant dans mon seau d’eau chaude, et c’est parti ! Pourquoi de l’eau chaude ? Parce qu’elle permet au meilleur nettoyage : la saleté se détache plus facilement. Enfin, après avoir coupé le chauffage, j’ouvre les fenêtres : le courant d’air permet au sol mouillé de sécher plus vite, et j’en profite pour aérer la pièce.

10h00 :

Samedi matin, c’est jour de marché dans les rues du centre-ville. C’est à 10 minutes à pied. D’habitude, j’y vais en voiture... et je tourne en rond pendant un quart d’heure pour trouver une place de parking ! Aujourd’hui, j’attrape mon cabas, et c’est parti. Triple intérêt : marche à pied, donc entretien physique pas de voiture, donc moins de pollution ; panier, cabas ou caddie, donc moins de sacs plastiques !
Au fait, de quoi ai-je besoin? Zut, j’allais partir sans la liste des courses, au risque d’oublier des produits indispensables et d’acheter des denrées inutiles. Ce matin, je me lance un petit défi: acheter le moins d’emballages (et de futurs déchets) possible. Pour limiter le gaspillage de sacs plastiques, j’en récupère quelques-uns, stockés dans un « sac à sacs ». Ils me seront bien utiles pour les légumes. J’attrape aussi un sac à pain en coton, offert par Mme Michu il y a quelques mois; j’avoue que je ne l’avais encore jamais utilisé. A tout hasard, je prends une boîte en plastique avec son couvercle : çà pourrait bien me servir... Arrivé sur le marché, je me dirige vers le coin des producteurs en vente directe. Je vais pouvoir choisir des produits locaux et de saison, au coût écologique bien moindre, et souvent moins chers car aucun intermédiaire ne vient alourdir leur prix. Les agriculteurs présents aiment me parler de leurs produits, dont je connais maintenant l’origine.
Nombre de produit locaux affichent le logo Agriculture Biologique. Par mes achats, je contribue ainsi directement au maintien d’une agriculture locale respectueuse de mon environnement. C’est le moment de répondre à mon petit défi mini-déchets. Sur le marché, les produits sont vendu en vrac, ce qui me permet d’acheter juste ce dont j’ai besoin, en évitant tout gaspillage. Côté emballage, je demande aux commerçants d’utiliser les sachets que j’ai apportés... et je m’en passe même pour le chou, que je place directement dans mon panier. J’ai aussi prévu des boîtes à œufs vides, que la fromagère me remplit avec le sourire. En parcourant les allées, je remarque un étale «Cidres et confitures» sur lequel un panneau incite les clients à rapporter les pots et bouteilles vides: voici une «consigne locale» qui évite la production de déchets.

10h30 :

En revenant du marché, je m’arrête dans quelques commerces pour compléter mes courses.
Chez le boulanger. Pleinement investi dans mon défi mini-déchets, je demande à la boulangère de ne pas emballer mes deux baguettes mais de les mettre directement dans mon sac à pain, ainsi inauguré. Elle s’exécute avec le sourire, et me rétorque : « Ah ! Si tout le monde était comme vous, je ferais des économies ! »
Chez le boucher-charcutier. En voyant l’étal du boucher, je réalise qu’ici la viande n’est pas présentée dans des barquettes en polystyrène, contrairement aux rayons des grandes surfaces. Tant mieux ! Autant de déchets en moins pour moi. Après avoir pris quatre entrecôte (emballées dans un feuille de papier alimentaire), je sors ma boîte en plastique et j’interroge le boucher : « Accepteriez-vous de me servir 600g de salade piémontaise dans ce récipient ? «  Un peu étonné, il accepte volontiers. Et voilà, encore un emballage en moins à jeter ! Enfin, je demande quatre tranches de jambon, à la coupe bien sûr. C’est beaucoup moins de déchets que si je les avais prises, sous blister, en grande surface.
A la coopérative bio. Il me reste à acheter quelques conserves, des pâtes, du riz et des produits laitiers. Vaille que vaille, je me dirige vers la coopérative bio. A l’origine, agriculteurs et consommateurs se sont réunis pour créer cette chaîne de magasins, sur un principe de respect mutuel, autour de valeurs favorables au commerce responsable, au plan social comme environnemental.
Ce magasin ne vend que des produits biologiques. Au rayon des conserves, je choisis une ratatouille niçoise, de la sauce tomate, et les légumes pour le couscous. Un peu plus loin, j’attrape une boîte de pâté végétal. Pour les pâtes, je me dirige vers le rayon « vrac », je mets dans un sac la quantité de pâtes dont j’ai besoin. Même chose pour le riz, les pétales de maïs, les lentilles et la semoule. Au rayon frais, je choisis quelques yaourts et quatre steaks végétaux, que je pourrai ainsi faire découvrir aux enfants.
Je crois que j’ai tout ce qu’il me faut. Ainsi, aujourd’hui, je n’aurai pas besoin d’aller au supermarché. Cela me paraît plus éco-responsable… Encore que… en grande surface aussi, il y a sans doute moyen de faire ses courses plus respectueuses de l’environnement ?

10h45 :

De retour à la maison, direction la buanderie ; la lessive est terminée. Comme j’ai choisi un essorage puissant (1 400 tours), le linge n’est pas trop humide. Je m’apprête à le transférer dans le sèche-linge… Quand soudain une lumière rouge clignote dans ma tête. J’ai lu quelque part que cet appareil est l’un des plus énergivores de la maison : un coup de ciseaux dans ma journée écolo!
C’est vrai que le soleil brille aujourd’hui, et une brise légère fait frémir les feuillages… De l’autre côté de la porte, le fil à linge m’attend… C’est décidé, je continue ma journée verte. Je place le linge propre dans une bassine et sors pour étendre ma lessive au grand air.
S’il avait plu, j’aurais pu faire sécher le linge à l’intérieur, sur un séchoir (le fameux Tancarville), très pratique pour les chaussettes, les sous-vêtements, les gants de toilette, quelle que soit la saison. En hiver, lorsqu’il pleut, ou si l’on n’a pas de jardin, c’est l’idéal pour tous les vêtements. Cependant, pour éviter une accumulation d’humidité dans la maison, il vaut mieux l’installer dans une pièce bien ventilée. Ma femme s’occupera du repassage dans quelques heures. S’agit-il d’une activité polluante ? Sans doute, puisque le fer à repasser fonctionne avec de l’électricité.
Je prends le temps détendre le linge avec soin : j’accroche les pantalons par la ceinture en tirant bien sur les jambes, je suspends les chemises sur des cintres… Qui dit moins de faux plis dit moins de temps passé à repasser… et donc des économies d’énergie ! Quant à mon pull-over en laine, je l’étale bien à plat sur une serviette, sur la table de jardin : ainsi il se déformera moins et durera plus longtemps.

11h15 :

Ce midi, c’est pique-nique ! C’est la fête pour les enfants. Je vais essayer d’apporter un petit plus par rapport aux sandwichs habituels… et surtout, d’emporter avec nous le moins de déchets possible. Et si je tentais carrément le pique-nique sans déchets ?
Première règle : éviter l’aluminium et les feuilles de plastique pour emballer mes sandwichs au jambon. Pour qu’ils ne sèchent pas, je les glisse dans un sac plastique réutilisable.
Un bon point : je n’ai pas acheté de plats cuisinés. Non seulement, ils coûtent plus cher que les plats faits maison, mais ils sont également sur emballés (barquette, film plastique, boîte en carton) et génèrent ainsi davantage de déchets.
Une petite salade ? Allez, c’est parti : je lave la laitue achetée ce matin, je la transfère dans un saladier, et j’y ajoute une petite vinaigrette, faite maison bien sûr ! Je me souviens de mon pain rassis de ce matin. J’en prends trois tranches que je coupe en petits cubes. Je les fais revenir à la poêle quelques instants avec un peu d’huile d’olive. Pendant ce temps, je coupe en dés du fromage acheté à la coupe et je brise une dizaine de noix pour récupérer les cerneaux… J’ajoute le tout dans le saladier. Me voici avec une salade améliorée.
Le saladier, je l’ai choisi en plastique, avec couvercle. Léger, peu fragile et durable puisque réutilisable.
Pour le fromage, un seul camembert de taille familiale plutôt que quatre portions individuelles de crème de gruyère. Je glisse au passage un demi-pain dans mon sac.
Puis je prépare deux gourdes d’eau du robinet : question déchets, c’est bien mieux que l’eau embouteillée.
Pour le dessert, j’épluche quatre pommes, je les coupe en morceaux, et je les jette dans une casserole. Après avoir ajouté un peu d’eau et saupoudré de cannelle, je fais chauffer 15 minutes, à feu assez vif, avec un couvercle, pour obtenir une délicieuse compote maison. Je verse la compote encore chaude dans un récipient avec couvercle.
J’allais oublier le quatre-quarts que ma femme à préparer hier… Avec çà, les gourmands seront contents !
Mon sac est prêt. Pour les couverts, j’aurai une petite surprise pour ma famille. 
J’entends ma femme et les enfants qui reviennent de la piscine. Ils doivent avoir faim. On peut partir. A vélo !

14h30 :

Il y a quelques mois, ma fille est revenue de l’école avec un plan permettant de fabriquer un nichoir pour rouge-gorge*. C’est la bonne saison pour s’y mettre, n’est-ce-pas ? J’ai quelques chutes de bois brut dans un coin de l’atelier. Où ai-je rangé le plan ? Ah çà y est, le voici !
D’après ce que je lis, ce nichoir doit être installé dans un arbre ou contre un mur à environ 1.5 mètre de hauteur, orienté vers le sud-est. Il faut aussi faire en sorte que son ouverture soit inaccessible aux chats du quartier.
Après une bonne heure de bricolage, çà y est, le nichoir est installé dans un arbre. J’ai utilisé du fil de fer gainé de plastique pour le faire tenir. Mais d’ailleurs, question biodiversité, y-a-t-il d’autres animaux que des oiseaux dans mon jardin ?
En parcourant mon jardin des yeux, je repère un tas de branchages dans un coin et, plus loin, un amas de vieilles pierres. Ils sont là depuis un bon moment, parce que je n’ai pas pris le temps d’apporter les branches à la déchèterie, ni d’évacuer les pierres… Mais tant mieux, finalement : ce sont probablement des atouts pour la biodiversité dans mon jardin ! En effet, dès qu’un rayon de soleil  vient lécher les pierres, plusieurs insectes apparaissent pour s’y prélasser. Et une famille de musaraignes s’est installée dans les branchages l’an dernier. C’est parfait : inoffensives et insectivores, les musaraignes sont de petits auxiliaires du jardinier !
J’allais oublier les chauves-souris… Elles se font discrètes en ce moment, mais l’été dernier, deux d’entre elles passaient la journée derrière un des volets de la maison… que j’ai donc laissé ouvert tout l’été, pour ne pas les déranger inutilement. 
Oiseaux, chauves-souris, musaraignes : ce n’est pas si mal pour mon modeste jardin ! Sans compter les insectes : papillons, scarabées, coccinelles…
* chaque espèce d’oiseau utilise un nichoir spécifique

15h00 : Arroser le jardin.

Les jonquilles en pot sont flétries, et la terre craquelée : un peu d’eau leur ferait le plus grand bien. Je remonte à la maison pour prendre la bouilloire, et utiliser l’eau refroidie pour les arroser. Bingo, une économie d’eau ! L’eau est indispensable au jardin. Mme Michu, jardinière émérite, m’a expliqué comment gaspiller le moins d’eau possible dans le jardin, et comment récupérer au mieux l’eau de pluie. Suivant son conseil avisé, j’ai installé un récupérateur d’eau.

15h30 : Compostage, jardin et déchets.

En revenant à la maison, j’aperçois dans la cuisine ma boîte à compost pleine : je sors la vider sur le composteur. Une bonne habitude qu’avaient mes parents, et que j’ai reprise : le compostage, c’est très simple techniquement et doublement intéressant. On dépose déchets de cuisine et déchets verts au fond du jardin, sur un tas ou dans un composteur. Ensuite, on remue de temps en temps : en quelques mois, çà se transforme en compost… Premier avantage : ma poubelle diminue de volume. Le compostage des déchets de cuisine allège la poubelle de 40 à 60 kg par an et par personne. Pour une famille de 4 personnes, ce sont donc environ 200 kg d’ordures en moins. Quant aux déchets de jardin (dont la quantité dépend de la taille du jardin et des espèces végétales qui s’y trouvent), le compostage leur évite la déchèterie, les collectes de déchets verts ou la poubelle plastique. Deuxième avantage : le compost constitue un excellent amendement pour mon potager, mes fleurs, ma pelouse…
Aller déposer mes déchets de cuisine sur le tas de compost, c’est aussi l’occasion de faire un petit fout dans le jardin. J’ai installé mon composteur – il est en plastique recyclé et fait environ un mètre cube – au bout de l’allée, dans un endroit un peu retiré. Au retour, en passant devant la remise, j’aperçois mes boîtes de graines (fleurs, courgettes, potiron, etc.), que je récupère d’une année sur l’autre, ce qui m’évite d’avoir à en racheter. Ce sont des pots de crème fraîche en plastique que je réutilise au lieu de les jeter. Je regagne la maison. L’herbe est un peu haute : je tondrai la semaine prochaine. Avant, j’apportais les débris de tonte à la déchèterie, mais depuis que Mme Michu m’a montré comment utiliser l’herbe coupée et séchée en paillage autour des arbres ou sur les plantations, le nombre de mes voyages à la déchèterie a diminué.
(à suivre...)

 

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